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Les activités humaines

Agriculture

L'activité principale du site est l'agriculture ; elle est mise en oeuvre par 8 exploitants maximum, sur une surface de 198,81 hectares déclarés à la PAC (76% du périmètre d’étude). Le pâturage et la fauche de prairies sont majoritaires (troupeaux laitiers ou allaitants). Le maillage bocager est encore bien conservé et assez dense ; il s’agit principalement d’alignement d’arbres feuillus de haut jet ou de haies bi-stratifiées (arbres + arbustes) sur un total d’un peu plus de 27,5 kilomètres.

L’agriculture d’élevage permet de maintenir ouverts des milieux fortement producteurs d'insectes et d'entretenir le réseau de haies bocagères. L'intensification des pratiques d'élevage, avec l'arasement des haies, l'augmentation des besoins en surfaces de cultures fourragères et du recours aux produits phytosanitaires (vermifuges, insecticides, herbicides) induisent de forts risques de diminution de la qualité générale du site : pollution des eaux, diminution de la production d'insectes, accumulation de molécules chimiques nocives dans les chaînes alimentaires etc.

Natura 2000 devra aider au maintien (voire à la réappropriation) des pratiques d'élevage qui ont façonné jusqu'à aujourd'hui cet environnement rural diversifié et de qualité.

Sylviculture et forêt

Le site Natura 2000 comprend assez peu d'espaces boisés (29,54 ha soit 11% du périmètre d’étude) ; ils sont souvent de taille très réduite, à proximité de l'Auze et sur quelques parcelles plus difficilement valorisables par l'agriculture. Il s'agit de feuillus quasi-exclusivement. Le paysage du site apparaît pourtant très boisé, grâce à un maillage bocager encore dense et bien conservé dans son ensemble.
De fait, la gestion sylvicole est très limitée. Les propriétaires de ces espaces procèdent à quelques coupes pour la production de bois de chauffage.

En périphérie se situent quelques plus grands ensembles boisés, comme sur les versants en-dessous de Coucoulet (100 ha bois sectionaux et privés gérés sous convention avec l'ONF côté Le Vigean) et aux abords de la cascade (aucune gestion mise en œuvre par la commune de Salins). Plus au nord, le remembrement de la commune du Vigean a considérablement élargi le parcellaire et réduit le réseau des haies et bosquets.

Urbanisation et aménagement

Le site intègre le bourg de Salins, deux villages (Sarrut et Ortiges) et quelques constructions isolées. A quelques exceptions, ce sont des bâtiments traditionnels en pierres (habitations, château, église, granges) et charpente en bois.
Le potentiel de nouvelles constructions à usage d'habitation est faible sur Salins et Anglards, plus tangible sur Le Vigean. Néanmoins, le secteur couvert par Natura 2000 est soumis à des dispositions d'urbanisme contraignantes pour toute extension de l'urbanisation (zonages agricoles, naturels et EBC sur Le Vigean, « constructibilité limitée » du RNU sur Salins et Anglards).
Les constructions neuves apparaissant peu favorables aux chauves-souris, c'est sur les éventuels travaux de rénovation du bâti ancien que propriétaires, collectivités et opérateur local Natura 2000 auront à collaborer pour conserver un réseau de gîtes permettant le maintien sur le site de la méta-population de chiroptères.

A proximité du site Natura 2000, la commune de Salins a pour souhait de procéder à l'aménagement touristique du site de la cascade. Ce projet est inscrit dans l'étude du Contrat de Territoire que négocie la Communauté de Communes du Pays de Mauriac (objectif de validation : fin 2010). Il comprendrait une requalification du parking visiteurs et des deux sentiers d'accès à la cascade (dont celui du haut rendu accessible aux PMR) ainsi que l'amélioration du système d'éclairage nocturne du site. Le projet intègre également la création d'une maison de Pays avec un espace de vente de produits locaux et un espace dédié aux expositions. Dans le cadre de ce projet, une prise en compte de l'activité nocturne des chauves-souris amènera l'opérateur local Natura 2000 à travailler avec le maître d'ouvrage en ce qui concerne l'éclairage de la cascade. La maison de Pays pourra également être un lieu de valorisation et de pédagogie sur les chauves-souris, comme élément de patrimoine méconnu, lié au bâti ancien de qualité présent dans le secteur (église, château...).

Production et transport d'énergie

Le site inclut une micro-centrale hydroélectrique positionnée sur les bords de l'Auze, sous le village de Salins.
Une ligne de transport moyenne tension passe à proximité des Chambres, en périphérie du site.

Réseau routier

Le site Natura 2000 est bordé à l'est par la route départementale n°922 reliant Mauriac à Aurillac. Sur cet axe structurant, le trafic y est dense à très dense, avec des pointes en période estivale (+ 2 500 véhicules en moyenne / jour – chiffres 2005).
Le site englobe également une portion de la départementale n°38, reliant Mauriac à Drugeac selon un axe nord/sud. Celle-ci est beaucoup moins fréquentée  et de moindre importance à l'échelle départementale.
Des ouvrages d'art (viaducs routiers et ferroviaires, ponts) permettent la traversée de l'Auze et de ses affluents, au niveau de la RD922 et dans la vallée en contrebas.
Les risques de mortalité routière encourus par les chauves-souris étant désormais scientifiquement avéré, et potentiellement élevé, il pourrait être intéressant d'en évaluer l'existence réelle sur ce site à moyenne échéance.

Activité cynégétique et pêche

L'activité cynégétique est importante sur le site en raison de la qualité des milieux, propice au gibier sauvage (sanglier, lièvre, chevreuil). Quelques lâchers de faisans et battues au renard (ou déterrage) sont également pratiqués.
La pêche est axée sur l'Auze, où la Truite fario est bien présente grâce à la qualité des eaux qui lui est favorable.

Loisirs, tourisme

Deux sentiers de randonnée traversent le site et sont inscrits au PDIPR: une portion du tour de la cascade (1h15) et une portion du chemin reliant Salins aux Chambres, par Mazerolles. Ces sentiers sont essentiellement fréquentés par les randonneurs pédestres, mais on note ponctuellement d'autres utilisateurs motorisés ou non.
En périphérie se situent également 4 parois aménagées pour l'escalade. Actuellement peu utilisées, ces voies pourraient être revalorisées dans le cadre d'une idée de partenariat entre la commune de Salins et l'Association Sport Loisirs et Jeunesse de Mauriac.
A noter que les châteaux de Mazerolles et Chambres sont des propriétés privées qui ne se visitent pas, tout en étant parfois valorisées dans le cadre de promotion du territoire. L'église Saint Pantaléon est occasionnellement ouverte aux visites du public.
La fréquentation et la stratégie de développement  touristiques sont de fait majoritairement focalisées sur le site de la cascade.

Selon toutes vraisemblances, les activités de loisirs observées sur le site ne génèrent pas de perturbation pour la colonie de chauves-souris. La commune de Salins devra néanmoins veiller à prendre en compte le besoin de tranquillité des Petits rhinolophes dans ses éventuels projets de valorisation de l'église du bourg.